Publié par Julie dans blogueuses invitées, En vedette, Tous les billets | 0 commentaire
Réaliser son rêve d’aller étudier et vivre à l’international.
Combien d’entre nous rêvons de voyager? D’aller s’immerser dans une autre culture, même seulement légèrement différente? Il y a tant à découvrir, tant à voir ailleurs dans ce monde… mais reliée à ce désir de découvrir d’autres espaces et d’autres villes existe une certaine crainte. De l’inconnu, de la nouveauté. Voyager, ça demande une préparation, une capacité d’adaptation… et qu’on se le dise : ça prend aussi la volonté d’épargner! Voilà pourquoi je n’ai personnellement pas encore voyagé hors Amérique.
Mais c’est aussi parce que je n’ai pas osé. Pendant mes études, j’étais déjà pas mal challengée côté adaptation, mais quand j’entends ma copine Dominique me raconter ses expériences de voyages, je sais que lorsque je commencerai, j’aurai la piqûre. Dans ce billet, elle nous parle de comment sa passion pour les voyages s’est développée. Si l’envie de partir vous titille, l’objectif est de vous convaincre de foncer! Merci Dominique de nous transmettre ainsi ta passion du voyage – Julie xoxo
Sachez que dans mes rêves les plus fous, je publierais ce billet en direct d’un pays étranger et non de mon salon. Mais la vie a fait en sorte que j’écris ceci dans le confort de ma demeure.
J’ai eu envie de vous partager mes expériences d’études et de vie à l’étranger, ainsi que tout ce qui les a accompagné : les découvertes, l’apprentissage de langues étrangères, les nouvelles amitiés, le mal du pays, la peur, la solitude… et par-dessus tout, le dépassement de soi.
La petite histoire de Dominique en Allemagne
Mon expérience a commencé lorsque j’avais à peine 16 ans. Une connaissance de mes parents m’a demandé si je voulais me joindre à l’aventure du Rotary International. Il s’agissait de partir dans un pays étranger pendant un an afin de découvrir une nouvelle culture et une nouvelle langue. Pourquoi pas ? J’allais enfin pouvoir découvrir ce monde qui me fascinait tant ! À 17 ans, très fébrile de partir vers l’inconnu le plus total, je quittai le Québec pour vivre durant douze mois dans une famille d’accueil de l’Allemagne du Nord.
Maman, t’es où?
Ce qui fût le plus étonnant, c’est que malgré toutes les craintes que j’avais de quitter le noyau familial et de me lancer dans le vide, je n’ai eu le mal du pays que quelques jours. Il n’est pas sans dire que ces quelques jours – qui maintenant me paraissent vraiment lointains – furent certainement les pires moments de ma vie. Appeler mes parents à Québec en panique, les suppliant de m’acheter un billet d’avion pour revenir le plus rapidement possible, pleurer pendant des heures et me sentir seule au monde ne sont que quelques exemples de ma détresse. Pourtant, ce sont ces moments qui ont forgé mes aptitudes à surmonter les défis, à savoir comment rebondir et comment réagir face au changement. Sans ces débuts ardus, je ne crois pas que j’aurais autant grandi et appris de l’opportunité qui se présentait à moi. Une fois la crise passée, j’ai certainement vécu la plus belle année de ma vie à voyager, rencontrer des gens de partout dans le monde et tisser des liens serrés avec ma famille (par adoption) allemande, avec qui j’ai toujours contact. J’ai visiter par moi-même l’Europe, une expérience qui n’a pas de prix. Je n’en tire que du positif et encore, 7 ans plus tard, je revivrais cette expérience sans hésitations.
Prise 2 à Bordeaux
L’occasion d’étudier à l’étranger s’est représentée lors de mon baccalauréat. Je suis allée passer une session à Bordeaux en France. Encore une fois, j’ai vécu le même mal du pays et le désir poignant de revenir. Mais ce que j’en retire, c’est qu’après avoir remis les pieds chez moi (au terme de mon séjour bien sûr), c’est que toutes mes peurs ne représentent maintenant que de pâles souvenirs comparativement à toutes les choses formidables que j’ai vues et vécues.
L’addiction
Le seul côté négatif à ces expériences, c’est que l’on devient facilement accroc. On a besoin d’encore plus, on veut retourner voyager de nouveau et continuer de partager nos expériences avec nos proches. C’est maladif, mais c’est ce qui semble canaliser mon énergie. C’est ce qui me fait vivre et rayonner. En fait, ce n’est pas une maladie, mais bien une cure à tous les maux possibles. Voyager ouvre les esprits, ouvre le cœur, rend plus fort, plus serein, plus mature. Voyager, c’est la clé du dépassement, mais surtout de la connaissance de soi. En voyage, on atteint très souvent ses limites, mais encore plus souvent on les repousse pour mieux les dépasser et devenir une meilleure personne, une personne plus forte. Les voyages forment la jeunesse, mais on n’est jamais assez vieux pour ne pas en profiter. Ils nous aident à rester jeunes et à se redécouvrir.
Projeter et réaliser!
Aujourd’hui, c’est après 3 longues années d’abstinence que je mets mes projets futurs (mais très rapprochés, je l’espère) de séjours à l’étranger sur la table. Je rêve de la Suède, de la Finlande, de l’Espagne, du Brésil et de l’Argentine. Une de ces destinations sera ma prochaine victime. Je ne serai plus l’étudiante naïve et sans responsabilités qui part à l’aventure, mais bien une femme en quête de plus grands défis dans sa carrière professionnelle et dans sa vie en général. En vérité, ceci n’est qu’une défaite bidon pour revivre les émotions fortes qui m’enivraient dès que je mettais le pied dans l’aéroport. La grande voyageuse en moi désire plus que tout ne jamais être seulement qu’une grande rêveuse, mais bien la réalisatrice de tous les projets, les ambitions et les folies qui lui tiennent à coeur.
Comme dirait une personne qui m’est chère : « Do one thing everyday that scares you.» Je rajouterais que c’est tout ce qui peut nous faire peur qui nous garde en vie! Ces défis nous motivent, entretiennent notre esprit et permettent de cheminer un peu plus chaque jour de notre vie.
Vive la vie et vive les voyages!






