J’ai (ré)appris à  respirer.

Hello, c’est Catherine.

J’en ai parlé ici, j’ai décidé de faire mon propre Happiness Project cette année. Et plutôt que de me fixer 12 objectifs pour l’année, j’ai déjà  une tonne de résolutions à  tenir, aie aie aie !, j’ai décidé de travailler le tout un peu plus en profondeur. Comme mon année sera consacrée à  me retrouver (parce que la petite Catherine d’antan est perdue, sous ses millions de projets) chaque mois sera dédié à  un trait de personnalité que j’ai toujours eu, mais que j’ai perdu à  quelque part à  travers mon parcours ou que je n’exploite pas assez à  mon goût.

En janvier, j’ai choisi d’être plus sereine. Ceux qui me connaissent sont au courant de mon état anxieux/stressé — et stressant. Les autres, laissez-moi vous dire que j’ai un background d’apprentie névrosée… mais que ça n’a pas toujours été le cas. Parce que jadis, j’étais assez relax comme fille! C’est tout ce que vous avez besoin de savoir pour ne pas cesser de me trouver attachante et adorable, tout en connaissant l’horrible vérité.

Donc, janvier pour moi, c’était l’occasion parfaite de remettre les pendules de mon calme à  l’heure. Je voyais gros, mais pas tant que ça, en me disant que j’allais tenter d’instaurer une petite routine de calme à  mes journées effrénées. Des moyens tous simples pour me permettre de garder le cap, celui qui allait m’aider à  me détacher un peu plus et à  paniquer un peu moins.

Mais janvier en a décidé autrement.

Voyez-vous, mon premier mois de l’année a démarré en fou. Mais je reste positive, quoi de mieux que le mois le plus chargé de la vie pour tester mes trucs et astuces 100% zen 100% sauvez-moi-de-la-panique-quelqu’un. J’ai donc testé.

Au départ, j’avais 3 petits moyens pour trouver et retrouver mon calme à  chaque jour. D’abord le yoga au moins trois fois par semaine pour me recentrer, un mantra que je répèterais à  tous moment, lorsque la situation deviendrait stressante (« Breathe  in peace.  Breathe out love. » « Inspire la paix. Expire l’amour. ») et une petite gâterie que je m’assurerais d’avoir à  tous les jours (prendre un bain, lire un chapitre de livre, prendre le temps de me préparer un thé), pour me féliciter d’avoir gardé mon calme durant la journée entière.  J’étais prête pour l’expérience. Je n’étais pas prête pour l’avalanche de projets qui arrivait, pour mes petites angoisses où je réalisais que je m’en mettais peut-être trop sur les épaules et pour tous les aléas de la vie qui allaient se pointer le bout du nez.

J’arrivais à  peine à  joindre les deux bouts, et j’hyperventilais de ne pas pouvoir suivre ma routine zen quotidienne. Ç n’allait pas.

Un petit défi et de grosses conséquences.

C’est drôle. Mais quand j’ai eu besoin de retrouver le chemin du calme, qui me semblait si dur à  atteindre, on m’a proposé d’embarquer dans quelque chose de tout simple, mais qui allait avoir de belles répercussions. Quand bizarrement je ne trouvais pas la motivation de suivre ma petite routine, on m’en imposait une, publique, où je devais aller entrer mes séances de yoga, de méditation et mes repas végétariens quotidiens.

Et là , j’ai su que rien n’arrivait pour rien. Je crois peu aux coà¯ncidences dans la vie et j’ai toujours pensé que lorsque quelque chose arrive, c’était prévu depuis longtemps. J’ai sauté à  pieds joints dans un projet de plus. Mais pas n’importe lequel. Et pas avec n’importe qui. Des filles inspirantes qui m’ont aidée à  aller jusqu’au bout.

Mais qu’est-ce que le défi a fait pour moi ? Déjà , du yoga à  tous les jours, ça me permettait de prendre au moins 30 minutes pour ne penser qu’à  moi, qu’à  mes étirements, qu’à  ma respiration. Exercice idéal pour oublier les tracas de la vie, qui font de mon estomac un acrobate averti. Les repas végétariens m’assuraient d’avoir assez de fruits, de légumes et de protéines végétales dans le corps pour me sentir plus légère (la viande, rouge surtout, m’alourdit plus souvent qu’autrement) et la méditation, que j’effectuais toujours en fin de journée, me permettait de clore ma journée sur une note totalement zen.

Mission accomplie?

Est-ce qu’un simple défi de 21 jours aura suffit pour me retirer 22 années de stress des épaules ? Non, c’aurait été bien trop beau pour être vrai. Mais j’ai quand même appris quelque chose de vital à  ma cure anti-anxiété : de me concentrer autant sur de petits objectifs concrets, mais bien simples à  chaque jour suffit pour me vider l’esprit des pensées toxiques. Résultat : chaque fois que je fixais sur quelque chose (garder le focus pendant les 15 minutes de ma méditation, faire la position du cobra de la façon la plus efficace possible, etc.) je me sentais plus calme et plus sereine, comme si mon cerveau refusait de prendre plus qu’une information à  la fois.

Je me découvre un côté que je ne connaissais pas, mais qui risque de régler bien des choses lorsqu’il sera un peu plus huilé. À la limite de l’obsession, on dirait que lorsque je me fixe un but à  atteindre, je ne vois que ça et je fais tout en mon pouvoir pour l’accomplir. Côté chouette : mon envie de tout connaître sur mon objectif m’évite de penser à  des trucs qui, hors contexte, me génèreraient du stress non-nécessaire. Qui aurait cru qu’après seulement 4 semaines j’en viendrais à  ce genre de réflexion!

Le zen dans la vie de tous les jours.

J’ai demandé à  des amis de m’énumérer ce qui les rendait sereins lorsque la vie décidait de leur déposer délicatement du stress sur les épaules.

Voici ce qu’ils m’ont répondu :

Véronique : Lire un bon livre.

Catherine : éviter de jeter trop souvent un coup d’œil à  mes courriels.

Marianne : Lire ou écouter plusieurs épisodes de ma série télé favorite.

Julie : Me faire un thé.

Carl-Frédéric : Endormir les bébés (hihih).

Sylvie : Me réserver une soirée toute seule, chez moi avec un verre de vin… et de la bouffe que j’aime, ne serait-ce que du take out!

Audrée : Méditer ! Nicole Bordeleau a une méditation express de 6 minutes!

Jeff : Prendre des photos dans un endroit calme, comme au bord du fleuve!

Mélanie : Fermer mon cellulaire, prendre un long bain, boire une tisane, lire et dormir tôt.

Julie (la Julie de ce blogue) : Mettre de la musique relaxe et tamiser la lumière, prendre une marche, jouer à  la souris avec le chat.

Pour ce qui est de moi, je risque de conserver mes bonnes vieilles habitudes de mantra-yoga-méditation. Ç marche et c’est bon pour la santé mentale! (Et je garde en tête ma révélation obsession vs concentration, que j’ai eue un matin, comme un flash, en me brossant les dents…)

Et vous, quels sont vos meilleurs moyens pour rester calme en période  plus stressante?

Restez alertes, février a sa propre résolution. Ce sera pas du gâteau!

Catherine.

Photo d’entête dénichée sur Pinterest 

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