2 Apr 2010

Publié par dans En vedette, Inspiration, Julie dans la vie, Tous les billets | 2 commentaires

L’extraordinaire dans l’ordinaire

L’extraordinaire dans l’ordinaire

« When we allow ourselves to be fully at home in the ordinary, it becomes extraordinary and full of wonder…

Ces deux semaines, je me suis sentie un peu dépassée par tout le côté stratégique que ma vie a pris au cours des derniers mois.  Avec mes 1000 projets, en plus du travail, j’ai toujours le cerveau occupé et un sentiment d’urgence m’habite en permanence : « Quoi faire en premier, comment m’y prendre, tester des idées, trouver du temps, passer à l’action, encore passer à l’action, faut agir, faut avancer, allez, allez! »

Résultat : overdose de brainstorm.

Bien que ma démarche est bien sincère – j’y crois, je veux y arriver et tout ça me passionne – j’ai senti le retour du balancier. Assez, la grandeur et l’extraordinaire, j’ai besoin du confort de l’ordinaire!

Est-ce que ça vous arrive aussi ou c’est juste moi?

Le problème, c’est qu’il n’y a pas de projet que je veuille abandonner. Donc, j’ai juste décidé de respirer un peu et de tourner la switch à off un peu plus souvent.

Comment?

•    En m’écrasant sur mon divan avec une doudou chaque soir de la semaine pour écouter les épisodes de Gossip Girl en rafale
•    En allant au cinéma voir un film stressant
•    En mangeant trop d’amandes enrobées de chocolat
•    En marchant sous les premiers chauds rayons de soleil du printemps
•    En écoutant de vieux vidéos de quand j’étais petite avec ma petite sœur
•    En passant un après-midi toute seule à la maison sans vraiment rien à faire
•    En mangeant des crêpes aux fraises et sirop d’érable le samedi matin
•    En allant chercher des sushis un soir de semaine
•    En fêtant tout un week-end dans un chalet avec des amis
•    En flânant dans une boutique de livres usagés
•    En jouant à la souris avec mon chat
•    En embarquant dans le rythme entraînant d’un chansonnier blues fort sympatique
•    En faisant une sieste un dimanche après-midi

Et surtout, en étant pleinement présente d’esprit à chacun de ces moments. Quand les questions stratégiques et le sentiment d’urgence refaisaient surface, je me disais simplement que maintenant était plus important.

Agir vs être

Ces temps-ci, je lis souvent une foule de blogues et d’articles qui disent que l’action fait toute la différence. Passer à l’action, c’est bien – je ne remets pas ça en question. Mais juste être, des fois, c’est mieux.

C’est vrai que ce qu’on est a été forgé par nos actions d’avant. Mais justement, même quand on arrête pour reprendre notre souffle et nos énergies, on continue d’être nous : je suis toujours une blogueuse même si je n’ai pas blogué aujourd’hui. Vous êtes toujours une voyageuse même si les fonds vous manquent pour partir à l’aventure depuis trop longtemps. Vous êtes toujours une maman même si les enfants ont quitté le nid… C’est ok de décrocher et de prendre congé de nos « il faudrait que » et de nos responsabilités.

Et vous savez ce qui me facilite la tâche à coup sûr? La famille et les amis.
Être bien entourée me permet de sortir de ma tête, et tout à coup ma vie prend tout un sens… qui n’a rien à voir avec mes accomplissements de la semaine et les cases cochées sur ma to-do list!

Cette fin de semaine est un congé férié. Pâques est souvent une fête familiale. J’entends bien en profiter pour continuer un peu ma cure de désintox de brainstorm… profiter des traditions et des petits plaisirs bien ordinaires qu’on sait rendre extraordinaires… et peut-être même les immortaliser sur photo. Et je sais que quand l’équilibre sera revenu, le plaisir de poursuivre mes objectifs et de passer à l’action reviendra aussitôt.

Mais d’ici là, j’espère que vous profiterez vous aussi des petites choses qui rendent l’ordinaire extraordinaire.
Et je suis curieuses… quelles sont-elles?

Ps : Si vous les prenez en photos, n’hésitez pas à les partager sur la page facebook de Riendemoins – nous pourrons nous en inspirer!

Pps : Joyeuses Pâques – et mangez-en, du chocolat!

  1. Valérie (LaGiraffe) says:

    Ah j’attendais le prochain bilelt avec impatience :) C’est vraiq ue des fois, faut recharger nos batteries et tout tourner à off. C’est beau les projets, mais faut du repos. Physique, mais aussi mental.

    Si on attend trop longtemps avant de recharger, on va être down beaucoup plus vite, ça va être dur de remonter la côte. Parce que des projets, ça prend de l’énergie.

    Faut prendre le temps de faire ce qu’on aime, penser à soi, décrocher. Moi, quand ça m’arrive, je “m’effouère” sur le divan et je joue aux jeux vidéos toute la journée. Ou bien je cuisine. Ou je fais un gros ménage chez nous et je me repose ensuite sur le divan en admirant ma job digne des meilleures cleaning ladies. Puis j’écoute la télé.

    Pendant ce temps-là, je décroche, j’arrête de penser au boulot, aux projets, et je prends le temps d’apprécier la vie et le temps qui passe.

    Bon, là j,ai ha^te de lire ton prochain billet, déjà… :)

  2. Dominique says:

    Aujourd’hui, j’ai fait 3 heures et demie de route juste pour un petit 2 heures de ski (la neige s’éloigne de plus en plus de chez moi!)… Même à mon sens, complètement déraisonnable. C’est vrai que je venais d’apprendre une mauvaise nouvelle, mais pendant et après l’avoir fait, j’en ai été vraiment contente. J’irais même jusqu’à dire que c’était la seule chose à faire!

    Il faut dire que j’adore rouler seule, longtemps, avec de la musique. Je peux rire, crier, pleurer, chanter, engueuler un(e) absent(e)… On a juste ça à faire pendant un long trajet. C’est tellement important de décrocher. La fuite, c’est pas toujours négatif… C’est libérateur de dire: tant pis pour le reste!

Laissez un commentaire