Publié par Julie dans En vedette, Inspiration, Julie dans la vie, Rêves, ambitions, action!, Tous les billets | 4 commentaires
Quelqu’un peut ralentir la vie, svp?
Je viens de me rendre compte que ce billet traite pas mal de la même chose que celui-ci. Eh oui, je suis encore dans ce même tourbillon. Incroyable qu’après toutes ces semaines sans bloguer je me retrouve à répéter les mêmes rengaines. Serais-je bloquée? Toutefois, je constate que je chemine, je chemine. Lentement mais sûrement. Excitation, satisfaction, passion, tout ça demeure au coeur du questionnement. Je réalise qu’à chaque fois qu’on pense que ça va ralentir, ça reprend de plus belle. Je réalise aussi que je dois me demander quel rythme je veux vraiment adopter. Celui de la passion ou celui de la zénitude? Mais quand vais-je enfin trouver le temps de vraiment me poser la question et y répondre? Mystère…
Ces derniers temps, avec la maison, les rénos, les complications (vice caché, eh oui!), les projets professionnels (more on that later), le mariage (quel mariage? ah oui, le nôtre, qui est dans moins de 2 MOIS) l’adaptation à mon nouveau rythme de vie (la ROUTE!) et à mes nouvelles responsabilités (ouaip, je crois que je suis officiellement une adulte), j’ai le cerveau grillé.
L’inspiration ne me vient plus, ou plutôt elle me vient mais je ne sais quoi faire avec.
Je me sens déconnectée de ma psyché. Ça va trop vite!
Je n’ai plus le temps pour le yoga, plus le temps pour aller marcher, plus de temps pour réfléchir et d’analyser ma vie comme je le faisais avant.
Je n’ai rien sur quoi bloguer.
Carburer à la passion
Rassurez-vous, je n’ai rien d’une boule de stresse qui se ronge les ongles et bouillonne en menaçant d’éclater. Ce que je vis en ce moment ce n’est pas le stress, mais ce que Danielle Laporte appelle son contraire : La passion!
Donc, je fonce dans le tas, je fais ce qu’il faut, je me ressource comme je peux.
Je tente de bien manger malgré tout et de me coucher tôt pour récupérer…
De prendre des pauses aussi, comme pour notre weekend annuel de retrouvailles entre copines.
Ces moments de rush intenses font partie de la vie.
Et même que souvent, on les choisit.
Du moins, c’est mon cas!
Ils nous font sentir vivant au même titre qu’ils nous épuisent…
C’est le cerveau grillé – mais avec le sourire aux lèvres et les veines remplies d’adrénaline – que je vais au lit chaque soir.
J’ai l’impression de créer, de contribuer, d’être en action et de vivre à fond. Chaque jour je dis « Merci la vie » au moins mille fois. (Pas des farces! Et souvent, c’est même à haute voix). Ma vie est riche! Riche! Riche! Riche! De tout ce que j’ai demandé.
Question de rythme
Je me sens comme une petite fille à Noël qui a reçu tout ce qu’elle avait inscrit sur sa liste, mais qui manque de temps pour jouer avec tous ces jouets.
Ouf! J’ai demandé l’abondance et voilà que je l’ai! Yé?
Va pour l’abondance, mais vous voulez la vérité?
Dans ma tête ma petite voix me répète quand même que la vie, ça ne peut pas TOUJOURS être comme ça.
Non, ce n’est que ce n’est pas nécessairement le rythme que je préfère.
J’ai l’impression de ne pas savourer assez.
Et oui, j’ai hâte d’avoir un répit.
De reprendre une vie « normale. »
D’avoir le temps de prendre le temps.
Est-ce que j’ai pris trop de bouchées à la fois?
Peut-être.
Est-ce qu’au contraire, la vie d’adulte, c’est ça? Est-ce qu’en lisant ces lignes et souriez en disant : « Watch out quand t’auras des enfants!»?
Est-ce que Steph et moi avons seulement le syndrome du superhéro (difficile à guérir, par ailleurs)? Possible.
N’empêche, je suis surtout déchirée. Entre mon désir de passion et mon désir de tranquillité. C’est tellement vrai que les filles d’aujourd’hui (et peut-être davantage les Y) veulent tout avoir : une super carrière, une maison décorée comme dans les magazines, un look d’enfer, un corps d’athlète, une histoire d’amour romantique et passionnée qui passe à travers le temps et une belle petite famille où l’harmonie règne…
Tout vivre ou choisir?
Voilà une question qui revient souvent sur ce blogue. Vous me direz que la vie se passe rarement ainsi, qu’on ne peut pas tout avoir. Et je sais bien que ce que je viens de vous décrire est un peu trop « Picture perfect » pour être vrai. Le cœur de ma question est plutôt : doit-on se résoudre à faire des choix ou dire Attention! Je fonce. Moi, je réussirai! (Parce que vous savez quoi? Moi j’en connais (au moins une) qui réussit.)
Peut-être faut-il seulement aimer le rythme effréné.
Ou peut-être que la solution réside dans le fait de vivre plusieurs vies à l’intérieur d’une seule vie. C’est un concept qui me revient souvent. Comme si notre vie était faite de chapitres. Et qu’à chacun d’entre eux, on peut se réinventer. Choisir des occupations, un lieu et un rythme différents. Est-ce le secret d’une vie où on réalise TOUS SES RÊVES, sans exception?
Merci la vie!
Mais malgré tout, je suis persuadée que je suis là où je dois être.
Je n’échangerais ma vie contre rien au monde.
Malgré ses imperfections et ses débordements, ma vie est riche et exactement comme je l’ai voulue. Même que par moments je n’osais croire que c’était possible d’avoir TOUT ÇA :
- Acheter une maison alors que je suis travailleuse autonome depuis moins de 6 mois.
- Acheter une première maison qui aurait à la fois des chambres à l’étage, un foyer, une piscine, un garage et une rivière à proximité.
- Avoir assez de client pour faire le même salaire qu’avant.
- Travailler uniquement avec des clients que j’aime et dont les projets me passionnent.
- Avoir suffisamment de clients pour développer autour d’Oomph3 une petite équipe virtuelle.
- Décrocher un contrat qui me donne l’impression de contribuer à changer le monde, rien de moins.
- Créer une réelle communauté de partage et d’échange sur Riendemoins avec pas moins de 20 blogueuses invitées ayant répondu à l’appel.
- Recevoir presque juste des confirmations de présence à notre mariage.
- Côtoyer presqu’uniquement des gens passionnés, vrais et adorables.
- Faire partie d’une vraie communauté locale où entraide et chaleur sont les mots d’ordre au quotidien.
- Un amoureux et partenaire de vie qui m’aime assez pour ne pas avoir peur de m’épouser cet été. Et avec qui je partage tout, mais surtout ce désir de créer, de se dépasser, de vivre passionnément et intensément.
Et j’en suis reconnaissante.
Oui, mon cœur déborde de gratitude.
C’est ça, l’adrénaline que je ressens le soir en me couchant et qui me fait avoir hâte au lendemain.
Et pour moi, avoir hâte au lendemain, c’est la bénédiction ultime.
La preuve que je suis là où il le faut.
Et ce, même si je rêve d’un massage et d’une journée de méditation sur le bord de la plage.
La gratitude, semble-t-il, est un des secrets des gens heureux.
Et c’est sincèrement mon truc dans les moments intenses.
Mon truc pour vérifier que je suis bien là par choix et pas par défaut.
Pour remettre les choses en perspective.
Et vous? Est-ce que dire merci la vie vous calme instantanément?
Avez-vous déjà essayé de le faire dans des moments où vous vous sentiez débordés?
Et sur le syndrome du superhéro, dites-moi, vous l’avez aussi?
Ou peut-être l’avez-vous guéri?
Quoi qu’il en soit, j’aimerais bien vous entendre.
Que les autres filles débordées lèvent la main!
Julie xoxo
Photo d’entête dénichée ici. Et non, ce n’est pas moi sur la photo, voyons!
Ps : Je tiens à vous adresser mes excuses pour avoir laisser le blogue en plan pendant plusieurs semaines. Les billets de blogueuses invitées s’empilent dans ma boîte gmail et je n’ai même pas le temps de les publier. Ou comme diraient les coach en gestion du temps : je n’ai pas PRIS le temps de les publier. Mon analyse? Je vibre tellement au rythme du moment présent et du temps qui s’envole que je délaisse ce qui est « important » à mes yeux pour ce qui est « urgent ». Mauvaise pratique, diraient les coachs, non?
Rien n’annonce une accalmie dans mon agenda ces prochaines semaines, mais je vous assure que je tenterai d’honorer ma promesse de publication hebdomadaire du mieux possible. Mea Culpa.




Je lève la main ma chère. J’ai changé d’emploi, je suis dans les renovations, j’ai donné beaucoup de temps et d’énergie pour mes proches, bref ca va vite. Je sens que je suis comblée de pouvoir m’offrir ces beaux projets mais ce n’est pas facile pour une perfectionniste d’aller aussi vite puisque je ne veux pas laisser passer de détails. Il faut, je pense écouter son corps et ses limites dans tout ca !
Ce que j’aime de ce message: la gratitude! Effectivement, malgré le tourbillon de la vie je me rends compte que j’oublie l’essentiel…C’est comme-ci mon cerveau devenait un otomatte…programmé pour travailler travailler…Alors , là je m’arrête et je prends le temps de remercier mon chum qui m’endure vraiment de ce temps-ci. Je le remercie pour tout ce qu’il fait pour nous. Merci aussi à mes filles si gentilles et agréables. J’ai de bonnes “ados” vraiment! J’en suis fière!
Comme toi je suis débordée!!! Mais ça devrait se calmer…Mon rush de travail est temporaire. Au moins, j’adore mes contrats. Mais voilà, les passionnées se font parfois prendre à leur propre jeu. Et oui, quand on mord dans la vie, qu’on veut tout faire en même temps, parfois ça nous déroute, ça nous frustre aussi. Et ça nous fatigue, et l’épuisement se pointe un beau jour quand on ne s’y attend pas. Parfois cette crise de panique est conséquente à la quantité de projets en route, mais souvent c’est parce qu’il y a un autre aspect de sa vie que l’on néglige qui se mélange à tout ça. Il faut savoir ralentir pour ne pas foncer dans un mur. Je le sais, je l’ai vécu. Et mon corps, ma tête et mon coeur en a gardé la mémoire dans ses cellules. Quand ça commence à être trop, je n’ai plus la même résistance. Alors j’ai envie de te dire de faire attention à toi jeune fille, tu as toute la vie devant toi!!! Pour avoir frapper le mur il y a 2 ans, je sais. Heureusement pour moi, le mur n’était pas trop haut, j’ai pu le gravir rapidement pour voir au loin où j’en étais dans ma vie, dans mes projets. Et j’ai fait du ménage, et j’ai surtout lâcher prise sur la perfection. C’est ce que j’ai appris jusqu’à maintenant, du haut de mes presque 42 ans et que j’ai envie de partager aux jeunes femmes passionnées comme moi et comme toi !
J’aime bien ton sujet, car moi aussi je me pose souvent c’est question avec ma vie de fou (école , enfant , boulot , écriture, musique). Pour ma part, j’ai pris du recule sur certain rêve est foncé sur d’autre. Mais une chose est sur, une passion il faut la vivre du moins tenté de la vivre la plus possible. Continue, ne lache surtout pas, mais oublie toi pas.
P.S.: Pour quand un blogeur invité?