Publié par Julie dans En vedette, Julie dans la vie, Tous les billets | 5 commentaires
Saison sombre, période sombre et petit remontant!
Il y a des semaines comme ça.
Où on feel juste blah.
C’était mon cas la semaine dernière.
Lundi blah
Mardi blah
Sans savoir exactement pourquoi.
C’est drôle parce que ce billet sur le nouveau blogue de Valérie et Sophie m’avait justement fait réfléchir sur mon côté optimiste.
Est-ce que mon blogue est trop up la vie? Est-ce que j’éclipse le sombre, ai-je tendance à façonner la réalité pour la rendre plus belle? À vous de me le dire, mais je ne crois pas.
Oui je vois le verre à moitié plein, oui je fais confiance à la vie, non je ne suis pas souvent anxieuse, oui j’ai tendance à chercher le bon côté des choses… Je n’y peux rien, c’est ma nature. Pourtant, je n’ai ni le sentiment de me forcer à être toujours dans le positif, ni le celui, comme Valérie, de souffrir d’une certaine naïveté.

Après tout, je ne fuis pas les sentiments moins brillants. Seulement, ils ne me font pas peur outre mesure. Je ne les crains pas, parce que je les sais inévitables. La peur, la tristesse, le deuil (d’une personne ou d’une situation), le malaise, la contrariété sont aussi la preuve que je suis bien humaine et bien vivante. Tout ce qui monte redescend. Toute bonne chose à une fin. Rien n’est jamais parfait, et bien que souvent on peut agir pour changer les choses, d’autres fois, on n’y peut juste rien.
Saison sombre, période sombre
Mais par souci de transparence (et non d’apitoiement sur mon sort) , sachez que comme pour tout le monde, les nuages gris font partie de ma vie. Et si je les regarde en face, ça donne une liste qui ressemble à ça :
1 – Les couples de notre entourage semblent éclater un après l’autre, si bien que nos photos de mariage ne sont déjà plus très représentatives de la réalité. Un rappel que personne n’est à l’abri d’une séparation et que la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui change même quand nous ne s’en apercevons pas.
2 – Parmi ceux-ci, il y a ma soeur et son amoureux se sont séparés de façon assez inattendue, et pardonnez-moi l’expression mais c’est vraiment poche parce que 1) ma soeur est triste et je n’aime pas la voir ainsi et 2) nous aimons beaucoup son (ex)-amoureux qui faisait déjà partie de la famille. Bouh!
3 – Mon frère n’a pas été choisi pour sa job de rêve. Mon père non plus. Ma soeur n’a pas réussi son examen. Déception, déception, déception.
4- Déjà plus de 6 mois que nous sommes emménagés dans notre nouvelle maison et dès qu’on coche quelque chose sur la liste des rénos, un autre problème à régler apparaît. On ne finira donc jamais?! En fait, c’est pas vrai. On commence à voir la fin, tout en sachant que ce n’est jamais vraiment fini…
5 – Je ne vous l’ai pas dit je crois, mais la mère de Steph a fait un infarctus la veille de notre mariage. Tout est bien qui finit bien et notre mariage a été une journée mémorable malgré tout, mais quand j’y pense ou regarde les photos, j’ai toujours un petit pincement de déception. Pour elle, pour mon amoureux et pour nous tous, en fait.
6 – Depuis quelques semaines, j’ai un besoin urgent de prendre des vacances, de décrocher et de me ressourcer. Mais quand j’arrête pour prendre du temps de repos, je tourne en rond et je fatigue encore plus. Pire : je me rabats toujours sur mon ordinateur ou mon téléphone, sans aucune raison, vraiment. Et le sentiment de blah revient. Je me sens déconnectée de ce qui compte vraiment. Et pourtant, je suis incapable de me déconnecter de mes obligations professionnelle. Blah, blah et re-blah.
Un petit remontant
Accepter et reconnaître le négatif, c’est important. Mais se redonner un peu de pep aussi. Donc après mon lundi et mon mardi blah, je suis allée zieuter du côté de ce billet en me disant qu’une de mes valeurs était peut-être sous-représentée. J’ai donc décidé – au nom de la liberté – de changer le mal de place et de m’installer au Starbucks pour travailler. J’ai aussi procédé – au nom de la connexion – à un appel à tous sur Facebook pour trouver une amie avec qui aller dîner, sans succès. (mini-blah).
Puis, alors que le changement de lieu de travail faisait son effet, j’ai vu ceci apparaître sur Facebook. (Dans son enthousiasme, elle a fait quelques fautes, mais on lui pardonne.)
Puis ceci :
Vous réalisez qu’ils ont traversé le Parc des Laurentides pour venir dîner avec moi? Vive la spontanéité!
On a dîné au Cochon Dingue, on a pris une marche, on a jasé… et ils sont même restés à souper!
Inutile de vous dire que ça a fait ma journée.
Jeudi, ma marraine adorée m’a amenée manger des sushis.
Et Steph et moi avons passé la soirée à cuisiner, rire et écouter la télé.
J’ai aussi mis des mots sur ce qui, à mon avis, me faisait sentir blah… sous l’oreille attentive de mon amoureux qui m’a généreusement proposé quelques idées de solution.
Et pouf! Ça s’est passé.
Morale de l’histoire
Il n’y a rien comme les gens qu’on aime et qui nous aiment. Rien comme être 100% certain qu’on pourra toujours compter sur les membres de notre famille dans les moments de petit et de grand blah. C’est cliché, mais c’est vrai. C’est la seule « connexion » qui compte, vraiment. Surtout quand tout semble rouler carré. Oh et une matinée au Starbucks avec un latte au thé vert et lait de soya, ça ne fait pas de mal non plus!
Aujourd’hui on est lundi. C’est une nouvelle journée, une autre semaine.
Pour moi, c’est une autre occasion d’honorer mes valeurs – parce que les connaître ne suffit pas.
Il faut oser les rendre présentes dans notre quotidien. Même si personne d’autre ne le fait. Même si on a l’air cucul.
Même si ça fait qu’on va à contre courant.
Pensez-y, quand on sait ce qui nous rend heureux et qu’on le fait pas, c’est niaiseux un peu, non?
Alors qu’on se le tienne pour dit : ce week-end, au nom de l’abondance, on s’en va chez Ikéa!
Bonne semaine!
Julie xoxo
Illustrations dénichées sur Pinterest.
Photos prises avec Instagram pour iPhone








Super billet Julie.
C’est vrai qu’on se sent tous et toutes un peu comme ça à différents moments. C’est aussi vrai que de reconnecter avec ses valeurs ça
a fait du bien et ça balance les énergies!
Ceci:
“Pensez-y, quand on sait ce qui nous rend heureux et qu’on le fait pas, c’est niaiseux un peu, non?”
…m’a fait sourire. Tellement vrai! J’aime beaucoup! Il faudrait éliminer cette attitude démodée de martyr, de toujours se forcer à faire son devoir, quitte à sacrifier des moments de bonheur. Comme quand on reste à l’intérieur pour faire du ménage au lieu de profiter du soleil… puis ne rien faire du tout après le souper, quand le soir est tombé!
J’adore ce billet, en fait, y a rien comme provoquer le changement et prendre son “blah” en main pour voir la vie autrement! Et savoir ce qui nous rend heureux…merci !
Très beau billet mon amie! Tu as raison,ce n’est pas la tête dans le sable que de voir le verre à moitié plein, c’est une façon de voir les choses tout simplement…
Il faut seulement être conscient des pépins du quotidien, ne pas les anticiper, les affronter sans en faire un plat et apprendre de tout ça…
xxx
Bonjour Julie,
Je viens de découvrir ton blogue. J’ai beaucoup aimé ce billet. Ta réflexion me rejoint en cette période annuelle grise. Avec les années, j’ai appris à accepter ces périodes sombres où rien ne semble plus aller. En observant la nature, j’ai réalisé qu’elle aussi vivait de sombres moments et qu’elle s’en remet ensuite. Je réside à Richelieu en Montérégie. Alors j’ai bien vu la nature dévastée après le verglas de 1998 et plus récemment après les inondations du printemps 2011.
Au plaisir de te relire!