Publié par Julie dans En vedette, Inspiration, Julie dans la vie, Rêves, ambitions, action!, Tous les billets | 7 commentaires
Savoir fermer quelques portes
Enfin, je sors de mon silence! Pour une raison que j’ignore (ou peut-être un peu par manque de temps), ces dernières semaines, j’ai été davantage active sur la page Facebook de Riendemoins que sur le blogue lui-même (raison de plus pour en devenir fan, d’ailleurs!). J’ai pu jaser avec quelques-unes d’entres vous là-bas, mais pour toutes les autres : contente de vous retrouver!
Comment allez-vous? À quoi ressemble votre début d’automne? Est-il excitant, déprimant? Quels sont les projets qui vous trottent dans la tête, ou ceux que vous avez déjà entamés?
L’automne dans ma tête
De mon côté, ça brasse pas mal. Intérieurement je veux dire. Du moins, surtout intérieurement. Eh oui, encore!
J’ai plusieurs projets stimulants sur la table (que j’annoncerai sous peu). En fait, des projets plus que stimulants, des petits bouts de rêves qui deviennent un peu plus réels. J’ai le cerveau qui bouillonne…
Mais en même temps, je me sens fatiguée, comme écrasée sous le poids des trop nombreux plans, projets, idées, initiatives et responsabilités qui m’embourbent l’esprit. Surtout, je commence à être angoissée (et je ne suis pas de nature anxieuse) par le manque de temps… et, avouons-le, par l’obligation d’accorder de l’énergie à des projets qui m’animent peut-être moins qu’avant.
En ce moment, je suis :
- Rédactrice Web
- Conceptrice-rédactrice
- Chroniqueuse
- Blogueuse
- Animatrice d’ateliers sur le développement personnel
- Animatrice de cours de cardio-tonus, de pilates et de yoga
- Agent promotionnelle/conseillère en comm./relationniste pour Bellevil
- Et enfin, conseillère en communication et marketing à temps plein.
Quand la cour est pleine
Dernièrement, je suis tombée sur cette citation : la maturité, c’est savoir reconnaître que notre «cour est pleine». J’ai eu 27 ans cet été, est-ce l’âge de la maturité?
Si la maturité, c’est reconnaître que je ne pourrai malheureusement pas organiser mon mariage, développer une entreprise, faire de la pige, être employée à temps plein, monter une routine d’aérobie par mois et la donner deux fois par semaine, m’embarquer dans 1001 projets de bénévolat, participer à un marathon (ou même à une course de 10 km), apprendre à coudre et à jouer du piano au cours de la même année, j’imagine que je suis ok. D’ailleurs, ne cherchez pas de photo de moi franchissant le fil d’arrivée du 10 km du marathon des deux rives, j’ai remis ça à une autre année.
Plus d’une fois cet été, je me suis surprise à penser intérieurement «il va falloir que je ferme certaines portes». Dans la situation actuelle, chaque minute de mon temps est comptée et il y a place à la croissance pour aucune « branche » de mes activités.
Quoi choisir?
Oh la la! Voilà le cœur du problème. Voilà la question qui me hante/tracasse/obsède/fait paniquer depuis quelques semaines. Toujours, j’aboutis dans une impasse. Incapable de mettre le doigt sur LE bon scénario. Changeant d’idée à chaque fois où je crois avoir trouvé quel plan de match adopter.
L’orgueil m’empêche de m’avouer vaincue. Mais je sais qu’on ne peut pas mener de front autant de défis importants simultanément et espérer exceller partout. Et parce qu’au delà du dépassement de soi et de l’accomplissement personnel et professionnel, je veux me garder du temps pour juste vivre et profiter des plaisirs de la vie. J’ai envie de ravoir du temps pour moi. Sans culpabilité.
Ces temps-ci, j’ai soif de vivre normalement : lire, cuisiner, aller marcher, passer du temps dans la nature, voir des amis, avoir une journée complète de fin de semaine sans «to do ». J’ai soif de zénitude et de spiritualité. Mon besoin d’équilibre entre être et faire ne m’a pas lâchée.
Il y a une partie de moi qui dit : il faut que ça bouge, que ça change, assez c’est assez. L’autre n’a qu’une envie : s’emmitoufler dans une grosse doudou, lire et bouffer des biscuits au chocolat. Je tourne en rond.
Lâcher prise, plus facile à dire qu’à faire
J’ai tenté plusieurs fois d’écrire ce billet cette semaine. Mais chaque fois, je me retrouvais avec un texte confus, beaucoup trop long et qui n’amenait rien de constructif. Pourtant, je connais des trucs pour choisir parmi les trop nombreuses possibilités. Mais cette fois, il n’y avait rien à faire, ça ne marchait pas.
Toute la semaine, j’ai tenté d’arrêter de penser à ça, de faire confiance à la vie, sans succès. Je m’accrochais. Je voulais régler ça au plus vite. Prendre une décision, agir. On dit que tout vient à point à qui sait attendre, mais je suis du genre à croire que tout vient à point à qui sait prendre action pour obtenir ce qu’il veut vraiment. Sauf que quand on ne sait plus trop ce qu’on veut vraiment, force est d’admettre que la patience est une vertu.
Ce matin, je suis sortie marcher. Incapable de dormir plus longtemps. Puis, alors que le soleil se levait (et se montrait le bout du nez pour la première fois depuis plusieurs jours), j’ai réussi. J’ai réussi à lâcher prise et à me plonger dans le moment présent. Et j’ai souri, sincèrement, pour la première fois depuis ce qui me semble trop longtemps, en regardant les arbres miroiter sur l’eau de la rivière St-Charles et en retrouvant le vert «pétant» du gazon que j’aime tant. J’ai décidé de me donner deux semaines. Deux semaines pour laisser la vie suivre son cours. Deux semaines pour être à l’écoute des signes de l’univers et de mon cœur sans leur mettre de pression pour qu’ils se manifestent. Jusqu’à maintenant, toute ma vie s’est déroulée comme il se fallait, j’ai toujours trouvé les réponses que je cherchais. Oui il va falloir que j’agisse. Non je ne peux remettre ma décision à beaucoup plus tard, encore. Mais ça peut attendre deux semaines. J’ai confiance.
La photo d’entête est de moi! Je l’ai prise à Boston l’automne dernier.
Vous pouvez un billet portant le même titre, mais orienté davantage «business» sur le site des Mamentrepreneures (membres seulement). Je l’avais rédigé cet été… mais j’ai cru bon de l’actualiser aujourd’hui.




Très bon billet! Tu as raison, deux semaines c’est raisonnablement court, mais tout de même assez long pour être efficace. Je ne suis pas certaine où j’ai été pêcher ceci, mais il paraît que c’est le délai minimum pour des vacances réparatrices.
C’est tellement important de profiter de ce temps qui passe! Sinon pourquoi vouloir performer? Ce n’est pas seulement le résultat, le compte rendu, qui importe…
L’orgueil, ça nous en fait faire, des choses, n’est-ce pas? Pourtant, Julie, avec tout ce que tu accomplis et continueras d’accomplir, tu peux déjà être fière, et un peu d’indulgence envers toi-même ne peut que te faire du bien. Sage décision!
Et bien ça fait un ti bout que je vis dans un tel tourbillon, périodiquement, écrire mes projets me permet de mieux les évaluer et de choisir ceux que je remettrai à plus tard, et les autres qui méritent mon attention et mon énergie maintenant. En revisitant ces notes, ça aide à voir plus clair et à ne pas oublier toutes les bonnes idées qu’on a au fil du temps! La vie nous envoie des signes quand le timing est bon pour passer à l’action !
WOw très bon texte Julie!
Moi aussi je suis en train d’évaluer mes priorités et mon temps! Je commence toujours plein de projets en même temps mais mon problème est que je ne les finis pas toujours!!
En plus de mon emploi temps plein, j’ai deux gros projets cette année qui sont ma priorité. Mes cours de joaillerie et de mandarin. En plus d’un peu de bénévolat et d’exercice, toutes mes cases horaires sont prises!
Le temps et nore énergie, c’est précieux, c’est pourquoi il faut seulement laisser entrer des gens de qualité dans sa vie et savoir garder le focus sur nos priorités… Moi ça fait deux ans que je ne regarde plus la télé! j’ai gagné beacoup de temps avec ça!
Je te dis Bravo pour ton blogue, c’est une belle contribution!
Marilou xx
J’ai souvent ce genre de constatation. J’ai tendance à partir plein de projets simultanément. Mais, j’ai appris avec le temps de profiter de ses moments de solitude pour réfléchir. D’ailleurs, pour la rédaction, c’est à la suite de ces moments simples qu’on vient à avoir les idées claires et savoir où l’on veut aller.
Je ne dis rien de nouveau, mais l’expression « faire le vide » prend tout son sens quand on y pense.
Ton article m’inspire deux choses. La première, c’est que tu dois redonner ses lettres de noblesse au temps présent. Ta réflexion sera plus efficace si tu ne te projetes pas sans cesse dans le futur, à redresser la liste des choses à faire, des projets à entreprendre, des rêves à réaliser. Tu le dis toi-même, ta vie est celle que tu as choisie : profites-en! La deuxième, c’est qu’il n’est pas toujours nécessaire de fermer des portes. Il s’agit seulement de garder la clé au fond de son coeur en se promettant d’y revenir une prochaine fois. Parfois, nous n’avons pas les moyens de nos ambitions et nous nous sentons obligés de faire des deuils… mais il n’en tient qu’à nous de mettre ce projet sur la glace pour un petit moment. La vie est toujours pleine de surprise. Qui sait, nous nous retrouverons peut-être devant cette porte sans se rendre compte de tout le chemin parcouru!
Ah! J’suis bien contente de constater que je ne suis pas seule à parfois prendre de trop grandes bouchées. Merci pour vos bons mots et vos trucs!
@Dominique, c’est bien vrai qu’on oublie vite ce qu’on a accompli au profit de ce qu’on a encore à entreprendre. Thanks for the reminder
@Marie-Julie, Oui, les signes! Je crois beaucoup à ça. Ça va avec la confiance que la vie est bien faite.
@Marilou, moi non plus je n’écoute presque jamais la télé, mais parfois, je me surprends à rêver d’avoir le temps de l’écouter plus, justement!
@Nicolas @Cathy : Faire le vide, me centrer sur le temps présent, c’est précisément ma priorité ces jours-ci. Je suis certaine qu’en me recentrant sur ici, maintenant, va me permettre de me sentir plus groundée et moins dépassée. Et surtout, plus en contrôle car qui contrôle parfaitement l’avenir, vraiment? « Ta réflexion sera sans doute plus efficace si tu ne te projettes pas sans cesse dans le futur» Sage conseil. On ne choisit pas pour la vie, mais pour aujourd’hui. Merci!
Il m’en a fallu du temps pour lire ce billet. J’en suis au même point, sauf que je ne me donne pas deux semaines mais jusqu’à juin.
En Juin nous quittons la Suisse pour nous installer à Montréal, et là, je vais fermer des portes, beaucoup et j’espère me retrouver un peu et en ouvrir d’autres.
Merci pour ce moment Carpe Diem.
G.