Publié par Julie dans En vedette, Que de belles choses, Tous les billets | 3 commentaires
Route – chercher sa voie
Hier soir, je suis allée à la première de Route, au Théâtre du Premier Acte. C’est l’avantage d’avoir un chum qui enseigne l’Art dramatique. On bénéficie d’un traitement VIP.
Pas fan de théâtre?
Avant de connaître le Premier Acte, je n’en étais pas une non plus.
J’avais assisté à quelques pièces plus traditionnelles qui m’avaient laissée très indifférente. Au début, je ne voulais même pas utiliser nos billets gratuits. Mais dès la première pièce, j’ai été sous le charme. Un théâtre jeune, nouveau, surprenant, à la mise en scène originale, aux sujets vrais, touchants.
Hier, c’était Route.
C’était mon premier monologue
Je n’aurais jamais cru aimer ça.
Juste un comédien, l’auteur, Thomas Gionet-Lavigne
Une mise en scène épurée, des projections et un texte. Quel texte!
J’avais à la fois l’impression de lire un roman (très très bien écrit) et de voir un film.
On imaginait tellement bien les scènes.
On suivait le fil, on suivait le personnage, on écoutait son récit de voyage.
Une pièce ancrée dans la réalité.
À l’image de notre génération.
Voyageur qui se cherche.
Qui aspire à plus. À la totale.
À rien de moins que le meilleur.
Un jeune homme qui n’est bien nulle part.
Qui tente de mieux se connaître et se comprendre sur la route.
Et en lisant, analysant, poursuivant la mémoire d’un auteur qui lui ressemble.
Il voulait jouer dans la pièce de l’auteur. Route qu’elle s’appelait.
Une pièce qu’il avait écrite pour exprimer tout ce qu’il vivait en dedans. Pour parler.
Finalement, Thomas n’a pas joué dans Route de Jack Kerouac.
Il a plutôt décidé d’écrire et de parler.
De tracer sa propre Route.
Je m’en vais de ce pas à la bibliothèque chercher « Sur la Route » (On the road), de cet auteur canadien français né aux Etats-Unis qui s’est illustré au sein de la beat generation de San Francisco il y a plus de cinquante ans – et que je ne connaissais pas du tout.
Chapeau à Thomas et à son équipe.
Chapeau à Premier Acte de donner la scène à de brillants créateurs.
Je vous invite fortement à aller voir la pièce, à l’affiche jusqu’au 6 mars.
Lisez la critique du Soleil ici.






Ah Julie!!!! Je suis supposée d’étudier ou du moins profiter de l’Espagne, mais ça fait deux heures que je traîne sur ton blogue. Je suis déjà fan!! Vendue? Oh non! Je suis assez franche et directe. Ce billet, j’adore!!!! Je me souviens que tu m’aies parlé de cette pièce…
Enfin, il semble que tu as trouvé le moyen de rester connectée avec nous tous!!
Je suis fière d’être ton amie.
Longue vie à riendemoins.com
Sophie : The time you enjoy wasting is not wasted.
Là, je commence à m’ennuyer sérieusement de toi. Mais ne reviens pas trop vite. Profite de ta liberté. Enjoy l’espagne! Encantate!
“The time you enjoy wasting is not wasted.” ha, j’aime ça!